Quand Start Trek vient à la rescousse des professeurs (prise 2)

Il y a de ça quelques mois, j’avais lancé un article sur le site e-commerce mag sur l’impact des technologies sur l’enseignement (le lien est ici). Pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le lien, voici ce que j’y disais:

« MOOC, SPOC et autres mutations de l’enseignement sont devant nous. Le point de vue d’un professeur sur ces mutations…

On ne parle plus que de ça : les MOOC ou les massive open online courses. Traduction: des cours complets offerts sur des plateformes digitales. En d’autres termes des enseignements gratuits que tout un chacun peut suivre de chez lui.

Qui, parmi nous n’a pas rêvé de suvire les cours enseignés à Harvard, Standford ou encore le célèbre MIT de Boston. Aujourd’hui à défaut d’avoir le diplôme de ces institutions il est possible d’en recevoir les préstigieux enseignements. Basés sur l’idée très pertinente que le savoir ne tient pas uniquement dans le support des professeurs, ces plateformes d’apprentissage grand public font les beaux jours des plus grandes institutions (edX, Coursera).

En France, si l’idée a mis plus de temps à etre accueillie favorablement. Les enseignants ont encore l’impression d’être les seuls à disposer de la science infuse quand il suffit dans bien des cas d’une seule recherche sur une célèbre plateforme pour répondre à la plupart des questions que nous – je me mets dans le même cas – enseignants posons. Il n’en est plus rien aujourd’hui et les initiatives se multiplient un peu partout dans les institutions de tout niveau (je vous renvoie notamment à cet article sur les MOOC en entrepreneuriat pour ne citer qu’eux).

Plus récemment, dans la bouche de certains, les MOOC étaient bien mais ne permettaient pas de garder cet intimité d’une classe. Alors voilà que SPOC a ét présenté, pas celui avec les oreilles pointues dans Stra Trek venu de Vulcain, quoique dans la célèbre série de science-fiction, cet être hors du commun révolutionne à sa manière les façons de penser des membres de l’équipage de l’Enterprise.

Le SPOC dont je parle, c’est le « small private online course ». L’idée est de recréer des classes virtuelles, plus petites, plus précises, où l’enseignement et l’apprentissage sont partagés par les apprenants eux-mêmes. L’enseignement devient plus un coach, un accompagnant, un valideur d’acquis et non un sanctionnant.

Sommes-nous déjà dans la 3ème dimension ? Comment allons-nous accepter ou refuser ces nouvelles approches de la transmission de la connaissance où, oui, les professeurs ne seront plus les seuls à pouvoir /devoir dire ce qui est bien ou ne l’est pas.

Est-ce la fin de la fin de l’enseignement tels que nos pères fondateurs l’envisageaient ? OUI. Sommes-nous à l’aube d’une révolution de l’enseignement ? NON. Il s’agit plus à mon sens d’une évolution de ce secteur qu’est l’enseignement comme avant lui le tourisme, la grande consommation ou le sport. Cela nous interroge plus car cela touche nos enfants, neveux ou nièces. Faut-il s’inquiéter ? NON Les élèves sont certes porteurs de changement mais les professeurs, tout comme les institutions d’enseignements sauront intégrer AVEC les méthodes traditionnelles ces nouvelles formes d’apprentissage.

Alors, changement radical ou simple évolution, seul l’avenir nous le dira… si seulement nous pouvions nous téléporter dans le futur pour savoir… Star Trek on aurait encore besoin de toi »

Pourquoi en reparler, pour une raison simple. J’ai eu la chance d’assister vendredi dernier à une présentation d’un professeur venu de Suède et il nous ventait les mérites de l’enseignement à distance. Et j’ai repensé à ce post. Ce qui ressortait de son intervention: les avantages pour son institution et lui: aucun cours à donner en face à face, il pouvait ainsi venir à Paris quand il le voulait. Ces peurs quant au manque d’interactions avec les élèves: vites effacées grâce aux outils qui existent (Moodle par exemple, Google docs, etc.).

Le résultat: 35% de nouveaux inscrits dans son école depuis l’instauration de ces cours à distance, 50% de moins de présence des profs au sein de leur institution.. et une augmentation de la rentabilité de l’institution…

Du coté élèves:

Pour quels résultats: des résultats de passage quasiment équivalent, mais un sentiment d’appartenance plus faible et une impression de ne pas en avoir assez eu.

Bref, rassurons-nous donc, l’école de demain ne sera pas uniquement distancielle.. et heureusement. Chaque institution trouvera sa place dans ce catalogue des formations offertes aux élèves.

On en reparle dans pas long..

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s