Rupture (du) digitale – ce que peut nous inspirer la bataille taxi-Uberpop.

Retour aux choses sérieuses cette semaine avec un post pour parler (encore mais de manière différente je l’espère) des évènements autour d’Uberpop et des taxis. Le tout sous l’angle de la rupture. Avant de revenir à Uber, faisons juste une petit digression avec un retour dans le passé

La rupture technologique a été analysée, abordée, étudiée depuis très longtemps que ce soit sous l’angle de l’innovation (Rogers notamment) ou très récemment de la transformation digitale (le buzz word que la majeure partie des entreprises du CAC 40 utilisent pour justifier la mise à jour technologique nécessaire en interne). La rupture également lorsque l’on parle de la fracture générationnelle par rapport à l’adoption des technologies (je vous renvoie à un article que j’ai réalisé sur l’adoption des médias sociaux sous l’angle générationnel). Rupture enfin lorsque des industries subissent de pleins fouets l’arrivée des nouvelles technologies.

Le tourisme en a fait les frais avec au départ les comparateurs de prix (qui va encore en agence pour comparer les voyages ?) puis les sites comme ArirBnB – qui ne possède aucune maison -, la musique avec les sites de téléchargements gratuits ou payants. Ces secteurs traditionnels ont été touchés, mais ont su tous rebondir grâce à un élément majeur: l’adaptation par l’innovation. De nouveaux acteurs ont émergé, de nouveaux modèles d’affaires sont apparus et poussés par les consommateurs, la transition s’est faite, non sans heurts certes, mais elle s’est faite. Et pui s dernièrement le secteur des taxis a été touché.

Revenons à Uberpop et à cet acharnement politique, médiatique et technologique. L’arrivée d’Uber a révolutionné l’industrie du taxi, créant une réelle rupture entre le modèle traditionnel où le consommateur était (il faut le dire) pris en otage par le chauffeur: attente longue, qualité de service aléatoire, tarifs par toujours clairs. Avec l’apparition d’Uber, les choses se sont simplifiées: je sais où se trouve le taxi, qualité de service connue à l’avance et évaluation du service avec un réel impact potentiel sur le chauffeur.

Uberpop_taxi

Et la réponse du milieu: pas d’adaptation et encore moins d’innovation.

Mais une vraie rupture. Plutôt que de mettre en avant les choses qui marchent (je ne veux pas entrer dans la discussion politique disant que le gouvernement perdrait trop à légaliser Uber) et d’en profiter pour changer, transformer la profession en tirant vers le haut le service (et s’inspirer du digital), la solution a été d’écarter la transformation. Au milieu de cette bataille, le consommateur qui se trouve aujourd’hui pris entre deux feux. Les gouvernements de beaucoup de pays dans le monde rendent illégal le service Uber Pop et font la traque à ces chauffeurs de taxi nouveau genre.

Ce coup d’arrêt du digital, car il s’agit d’un coup d’arrêt tant les réussites des dernières années émanaient fortement du digital, ne montre-t-il pas aussi tout simplement un ras-le-bol des nouvelles technologies et du tout-numérique ? Sinon, comment expliquer la diminution du nombre de fans sur Facebook depuis quelques années ou le retour aux rencontres physiques plébiscité même par les sites online de dating.

Au final, rupture par le digital il y a eu, il y a et il y aura. Rupture du digital, je pense qu’elle est inévitable tant les moments de déconnexion sont importants.

Et vous alors, que pensez-vous de cette rupture ? S’agit-il d’une rupture ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s