Quand la nourriture se met au social : mes impressions sur « Food is Social »

L’évènement est tout juste terminé et hop, je me jette sur mon ordinateur pour vous en parler. De quoi allez-vous me dire ? De la troisième édition de Food is Social.

Pour moi, il s’agissait d’une première. J’étais invité à cet évènement, qui avait lieu dans l’enceinte du ministère de l’économie et des finances à Bercy, par mon comparse Arnaud Rannou (patron de mychefcom). L’après-midi, très chargé, tournait autour de l’impact des nouvelles technologies et de sa dimension social sur le secteur de l’agroalimentaire.

Cette conférence fait la part belle aux startups et blogueurs du secteur et essaie de couvrir les enjeux et les tendances du social dans l’agroalimentaire.

Au programme, 5 tables rondes et 1 intervention spéciale. La première dressait le portait du digital et de la food avec notamment OpinionWay, qui nous présentent quelques chiffres (rien de bien nouveau ici):

  • Les consommateurs veulent de bons rapports qualité / prix (95%)
  • Ils souhaitent se simplifier la vie (91%)
  • Ils vont en ligne pour trouver des recettes de cuisine (81%), cherche un restaurant (64%), mais peu pour commenter (17%).

Soon Soon Soon et Maddyness l’accompagnaient et ont présenté de nombreuses startup à suivre qui, à leur manière, révolutionnent l’agroalimentaire par le digital. Pour moi, quelques-unes étaient déjà connues (Tastemade, La Ruche qui dit oui ou Provender), d’autres étaient de vraies découvertes (Optimiam, Supper ou encore Lapka et Yihaodian). Un très bon moment.

FIS2

La seconde table ronde voulait faire la part belle aux réseaux sociaux qui traitent de nourriture. Et la représentante de Pinterest (probablement le réseau qui fait le plus de référence à la food) n’était pas là, nous laissant avec le co-fondateur de Youmiam et une sales Manager de Facebook (qui parlait aussi d’Instagram). Probablement, pour moi, la moins bonne conférence, avec seulement Youmiam qui essayait de relever un peu le niveau par sa fraîcheur. Du coté de Facebook, à part nous donner des stats d’utilisation et de connexion du la plateforme, aucune spécificité sur le domaine de la Food… à se demander si la représentante avait vraiment envoie d’être là.

La troisième table ronde était celle des blogueurs orientés food&wine. 4 des plus influents en France étaient là pour nous faire partager leur expérience et expertises.. Et je suis resté un peu sur ma faim (oui je m’essaie à un petit jeu de mots ici). Si le fond était très sympa : parlant de plaisir, de choix de plateformes – notamment Instagram et Pinterest car mettent en avant très bien les images – la forme laissait un peu à désirer. Avec une blogueuse à peine conviée aux discussions, un blogueur ne sachant pas pourquoi il était là (enfin on aurait dit) et les deux autres se complimentant continuellement…

Puis l’intervention spéciale de Caroline Baron de chez Augure. Caroline, je la connais bien pour l’avoir fait intervenir sur mon ouvrage sur l’e-réputation. C’était un plaisir de la revoir et de l’entendre présenter sa solution au travers d’un exemple un peu différent : les restaurants d’entreprise. Un moment sympa et rafraichissant.. avant une pause bien méritée.

La suite a continué à être très enrichissante avec des tables rondes autour des synergies entre canaux physiques et digitaux (notamment avec la Fourchette, que j’ai retrouvé dans le métro ;)) avant un mot de clôture de nos 2 organisateurs: Pascale Azria (de chez Kingcom) et Guillaume du Gardier (Ferrero).

FIS3

Au final, une  belle demi journée chargée de conférences qui m’a surtout permis de confirmer que ce secteur, comme d’autres avant lui, subit la révolution du digitale (les mots « disruptifs » et « uberisation » ont même été mentionné), mais avec un véritable écosystème présent et prêt à accompagner cette transformation. L’avenir du secteur semble bon, et ce ne sont pas les 300 personnes présentes qui diront le contraire je pense.

L’avenir de la food pour les intervenants présents semble tourné vers (1) le social et le retour aux sources, (2) la robotisation de la relation, (3) la donnée au cœur de tout.

Pour moi, après une journée comme celle-ci, je ne sais plus trop si le futur sera celui d’Ynsect, d’un retour au local et au bio, d’une surabondance des leaders d’opinions qui nous dirons ce qu’il faudra ou non manger… ce que je peux dire, c’est que ma nourriture ne m’a jamais autant passionné que maintenant. Alors à vos assiettes et à vos tablettes, mobiles et réseaux sociaux pour vivre le futur de la Food !

Pour en savoir plus sur l’évènement, allez voir le site officiel de FIS.

FIS1

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s