La génération mobile: où la solitude de groupe

Cela faisait quelques semaines que je n’avais pas pris le temps d’écrire sur mon blog, je me rattrape avec cet article qui aborde un phénomène fort qui touche (presque) toutes les générations: la dépendance que nous avons avec notre téléphone portable. Ce que les scientifiques appellent la nomophobie.

En d’autres termes, la nomophobie, c’est cette peur presque viscérale de ne pas avoir son téléphone portable avec soi pendant une journée. Combien d’entre nous sont repartis chez eux après s’être aperçu que le téléphone était resté à la maison (et peu importe que nous soyons en retard au bureau ou en cours) ? Ce mal touche plus de 50% des 18-24 ans en France. En Angleterre, cette peur fait l’objet de très nombreuses études et les craintes des jeunes sont très nombreuses (www.heatcloud.com)

Nomophobie

Nomophobie2

Pire encore, une fois avec notre téléphone, nous ne lâchons plus. Les statistiques sont impressionnantes: plus de 200 prises en main chaque jour de cet appareil, et près de 80% du temps pour aller sur Facebook voir ce qu’il s’y passe.

Et c’est là que j’en viens à mon propos. Pour moi, ceci montre 2 peurs fondamentales de l’individu:

  1. la peur de ne pas être au courant;
  2. la peur de se retrouver tout seul.

Ce constat, je l’ai fait depuis quelque temps, mais il m’a sauté aux yeux il y a peu. J’étais en weekend avec des amis et avais décidé de ne pas allumer mon portable durant tout le séjour. Un de mes amis en a fait de même. Les autres non. Le constat a été édifiant: je n’ai pas vécu le même weekend, mes ami(e)s étant constamment scotchés à leur téléphone pour essayer de prévoir tel ou tel moment, de ne pas rater la nouvelle, etc. Au final, je peux le dire, je n’ai pas passé un weekend avec eux. Et eux n’ont pas passé de weekend avec moi.

Ils étaient SEULS, rivés à leur téléphone, et ont eu l’impression de vivre un weekend avec moi. Avec un peu de recul, je me suis aperçu que ces technologies, qui ont comme principal objectif de nous rapprocher, nous conforte dans notre solitude, nous amène bien souvent à ignorer celles et ceux qui nous entourent au moment présent pour nous tourner vers ceux lointains. Ces mêmes individus qui vivent exactement la même situation, créant ainsi ce que j’appelle une « solitude de groupe ».

Toutes et tous deviennent prisonnier des outils technologiques qui ont su créer une véritable addiction autour d’eux: Facebook, les objets connectés n’en sont que deux exemples.

Que pouvons nous faire ? Un très bon ami à moi Iker Aguirre parle depuis longtemps de déconnexion. Et j’avoue que je me « force » à me donner des plages complètes sans technologies. Je n’ai pas Internet chez moi, cela aide forcément.  Mais pleins d’autres solutions existent pour recréer ces moments de groupes où toutes et tous se retrouvent et échangent vraiment. Sans « interférences ».

Alors, un conseil avec ce temps des fêtes qui approche, lâchez vos téléphones et autres outils technologiques et formez un « vrai groupe ». Au plaisir.

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