Transmettre ou périr: aidons l’apprentissage

La capacité de tout un chacun de faire vivre son idée, de partager ses connaissances ou bien tout simplement de s’exprimer passe par la faculté de transmission. Cette transmission peut prendre différentes formes que l’on soit une entreprise ou un individu (professeur, professionnel, jeune ou sénior). Et je vois dans cette capacité un moyen d’assurer une réelle pérennité de nos idées ou de nos créations.

Je veux prendre deux exemples pour exprimer pour moi l’importance du transfert. Le premier rejoint mon quotidien d’enseignant-chercheur. Le second est celui de bien des entrepreneurs / créateurs d’entreprises qui cherchent à faire perdurer leur organisation bien après eux.

Mon métier est fait d’apprentissage, de lectures, de synthèse, d’écoute et de résilience. Pour beaucoup de mes proches, quand je dis que j’ai fait un doctorat et que l’on m’en demande le titre, les réactions sont simples: les yeux s’écarquillent ou les fronts se plissent. Et puis, très rapidement la question qui se pose: mais au final combien de personnes ont lu ton travail, ou alors un tout simple: « à quoi cela sert? » Et je ne peux que dire qu’ils ont, dans bien des cas, raison. Mon métier est un métier où la transmission de savoir est essentielle. Que ce soit auprès de mes élèves ou pour l’industrie, je dois me faire un devoir de partager mes apprentissages et d’écouter pour mieux apprendre. Le facteur principal de réussite est dans la vulgarisation. Si je ne suis pas capable d’exprimer en mots simples ce que je fais, comment puis-je imaginer de la compréhension. Et puis « mots simples » veut aussi que j’ai suffisamment de recul sur le contenu pour l’adapter à mon audience et donc faciliter la transmission. Pour l’entreprise, c’est au travers de mes recherches, identifier des implications réelles et pratiques à mettre en place. Si je veux « vivre » mon métier, je dois avant tout le rendre accessible (des vidéos comme ci-après participent à cette logique de transmission).

Le second exemple de transmission est celui des créateurs d’entreprise qui bien souvent du mal à imaginer l’entreprise vivre, durer ou performer, sans eux. Ce transfert peut se voir de 3 manières: filiation (je passe l’entreprise à ma fille ou mon fils), vente à un employé (donc quelqu’un qui connait déjà la structure) ou vente à un externe (qui a déjà ou non une expérience entrepreneuriale). Et dans les trois cas, il s’agit d’une rupture difficile à vivre pour le créateur. Cela peut amener le fondateur à rester actif dans l’entreprise alors qu’il n’y a plus de fonctions ou bien à étirer le processus de vente plus longtemps que nécessaire. Autant de risques d’échecs de la transmission.

Mais comme dans le cas de l’enseignant-chercheur désireux de voir appliquer ses résultats dans le monde de l’entreprise (même si reconnaissons-le ce point de vue n’est pas partagé par toute la communauté académique), le créateur doit trouver les outils pour transmettre ses savoirs, ses connaissances et vivre avec le fait que sa création ne lui appartient plus.

Le futur de tout idée, de toute création ou de tout article est fait de partage, de critiques, d’améliorations ou bien de disparition. Et ce que nous avons appris et transmis servira de terreau à nos nouvelles idées et celles des autres.

Partagez-donc vos réflexions avec la mienne et faites de moi un homme plus riche 🙂

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