Quand le temps ne fait plus qu’un

Avez-vous, vous aussi, parfois l’impression que le temps passe trop vite ? Avez-vous aussi ce sentiment quand la fin de journée arrive, ou que la fin de semaine arrive, que vous ne l’avez pas vu aller ? Ce ressenti, de plus en plus de cadres, d’étudiants, de jeunes et de moins jeunes l’ont. Une raison principale: la technologie. Une raison secondaire: l’absence de coupures.

Avec les smartphones et leurs applications, les notifications push, les alertes, les rappels ou bien tout simplement les appels, nos temps dans la journée ne font plus qu’un. Il n’existe plus de coupure entre le travail, les moments personnels, les moments de loisir ou tout simplement les moments de repos.

La première chose que (presque) tout le monde fait le matin: arrêter son réveil sur le téléphone pour ensuite consulter ce qu’il (ou elle) a raté pendant la nuit. Et le déroulé de la journée et des ses actions est bien souvent entrecoupé de mails, de SMS, d’alertes, d’appels Whatsapp, de rappel d’évènements Facebook, de téléphones. Oui, autant d’intrusions dans notre quotidien professionnel qui font de tout un chacun un « dépendant ».

Et quand vient le temps de rentrer, la même histoire: 60% des cadres français amènent du travail à la maison ! Soyons honnêtes, il nous est arrivés à toutes et tous d’en ramener. Mais 60% en amènent régulièrement! Où donc s’arrête le travail et commence le bien-être individuel ? Avec mes amis nous avons souvent cette discussion: travail pour vivre ou vivre pour travailler. Ces cadres ont trouvé leur réponse !

Mais ce chiffre n’est que la partie émergée de l’iceberg. Car amener du travail est un chose, bien le faire en est un autre. Car si le fait de prendre du travail pour le faire à la maison peut s’apparenter d’une certaine manière à : « je n’ai pas eu le temps de tout faire, donc je le ferai chez moi », il n’en reste pas moins qu’un sentiment de culpabilité existe. Comment ?

Tout d’abord car l’employé qui ramène du travail ou l’étudiant qui continuer tard la nuit son DST veut réussir à faire ce que l’attend de lui, afin de donner une image positive. Mais aussi et surtout la culpabilité car dans bien des cas persiste le sentiment « de mal faire ce que l’on fait ». À trop vouloir en faire en peu de temps, on en vient à mal faire le peu que l’on fait !

Existe-t-il une solution ? De plus en plus d’entreprises coupent la technologie (pas de mail émis ou reçus après une certaine heure le soir et avant une certaine heure le matin), permettant aux employés une repos salutaire de la technologie. De plus en plus d’employés aménagent leur temps de travail et « compartimentent » (oui ce mot là revient souvent dans mes posts). Un temps pour les mails, un temps pour le travail, un temps pour les appels et un temps pour le personnel. En faisant cela, non seulement notre cerveau peut se focaliser sur seule chose (et donc être plus performant), mais surtout notre corps n’est pas soumis à ce stress naturel lié à la multiplication des tâches (et le désir de réussite ou la peur d’échouer !!!).

De mon coté, je me donne des « temps ». J’ai un agenda papier sur lequel je me bloque des moments: une matinée pour la recherche, un après-midi pour des projets professionnels, un moment cours, un moment réunion etc. Cet emploi du temps, j’essaie au maximum de le respecter. Je ne peux pas dire que je réussis à 100% mais je dirai un bon 90%. Suis-je mieux ? Je dirai que oui. A tout le moins, je suis plus efficace dans chacune des tâches que j’entreprends. Et puis surtout je n’ai pas à amener du travail à la maison et ça c’est le bonheur !

 

 

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